Comment s'adresser à Dieu. (3)
Par Daniel Hébert  |  Lu 6758 fois
       
 

Troisième partie : "Invoquer Dieu."

1 / LIEN AVEC LES DEUX PREMIERES PARTIES.

1-1 : Prier ne consiste pas seulement à parler à Dieu avec éloquence et persuasion.

Il s'agit de s'adresser à lui après avoir compris comment il est possible de l'approcher et de le rencontrer par la foi en Christ qui est venu ouvrir aux hommes le chemin de l'accès à Dieu.

1-2 : S'adresser à Dieu, c'est aussi avoir réalisé qu'il est salutaire de l'invoquer.

Celui qui s'adresse à Dieu lui parle, sait s'approcher de lui, le rencontre et l'invoque.

1-3 : "Invoquer" veut dire "appeler à l'aide par des prières."

Le sens du mot grec traduit par "invoquer" dans le Nouveau Testament est très riche et va au-delà d'un simple appel au secours.

Il précise que celui qui l'invoque s'adresse à Dieu en mentionnant son nom.

"Invoquer quelqu'un" , c'est donc mettre un nom sur sa personne, c'est le prendre à témoin.

1-4 : Il y a obligatoirement un rapport entre invoquer Dieu par la prière et le respect qui est dû à son nom.

Ex 20/7 : "Tu ne prendras point le nom de l'Eternel ton Dieu en vain." (littéralement, pour le néant). Il ne faut donc pas le profaner en s'en servant d'une manière profane.

2 Tim 2/19 : "Que celui qui prononce le nom du Seigneur s'éloigne de l'iniquité."

2 Tim 2/22 : "Fuis ... et recherche ... avec ceux qui invoquent le Seigneur d'un coeur pur." Le Seigneur ne se rendra jamais complice de nos péchés par le moyen de nos prières fondées sur des mobiles inavouables. De telles requêtes resteront sans réponse de sa part (Jac 4/3). Des événements qui viendraient à contredire cette affirmation ne doivent pas être considérés comme des exaucements de prière. Ils sont le résultat de l'accomplissement de ce que l'homme a voulu. Tout ce qui arrive n'est pas l'expression de la volonté divine.

Matt 6/9 : "Que ton nom soit sanctifié."

1 Pi 1/17 : "Si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l'oeuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte."

2 / EVOQUER DIEU N'EST PAS FORCEMENT L'INVOQUER.

Le jeu de mot est facile, mais sa portée est riche en signification.

L'évocation peut ne pas aller plus loin que le fait de mentionner la personne divine.

La manière de parler de lui est révélatrice. Certains personnages cités dans la Bible n'ont pas craint de le faire d'une manière abominable.

Ps 14/4 : "Tous ceux qui commettent l'iniquité ont-ils perdu le sens ? Ils dévorent mon peuple ; ils n'invoquent point l'Eternel."

Le péché est souvent la conséquence du manque de prière et de communion avec Dieu, ainsi que l'absence de solutions à nos problèmes.

Le drame est que parmi ceux qui se refusent à invoquer le Seigneur, il en est qui n'hésitent pas à l'évoquer d'une manière particulièrement offensante et dénuée de tout respect.

Insolence et rejet : Pharaon (Ex 5/2)

Absence totale de crainte : Amalek (Deut 25/18)
Moquerie et effronterie : Les jeunes gens et Elisée (2 Rois 2/23)
Défi : Nébucadnetsar (Dan 3/15)
Provocation et insulte : Sanchérib (2 Rois 18/19 et 19/23)
Fanfaronnade : Samson (Juges 16/20)

Légèreté : Uzza (2 Sam 6/6)

Péché délibéré : L'homme ramassant du bois (Nbres 15/30-36)
Irrespect, blasphème, profanation : Belchatsar (Dan 5/3)
Désinvolture : Israël parfois (Mal 1/8)
Fanfaronnade : Samson (Juges 16/20)

Malheureusement, la liste n'est pas close.

Ces personnages ont en commun la mentalité dénoncée par Jude et par Pierre :

"Ils méprisent l'autorité et injurient les gloires ; ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent ; ils ont à la bouche des paroles hautaines" (Jude 8 à 16).

"Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d'injurier les gloires, ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent" (2 Pi 2/10).

Il n'est même pas permis d'évoquer le diable, et encore moins de l'invoquer, avec injures et insolences, car c'est une ancienne gloire.

A combien plus forte raison, le fait d'évoquer le Seigneur avec le moindre irrespect n'est-il pas un péché grave ?

Il y a donc ceux qui évoquent Dieu avec irrespect, et, dans ce sens, même la plaisanterie est interdite (Eph 5/4), mais sans jamais l'invoquer pour réclamer son assistance, quoique à la dernière heure, ils le fassent parfois (Luc 23/39-43).

Il y a aussi ceux qui évoquent puis qui invoquent le Seigneur avec foi et crainte respectueuse. Ils font l'expérience quotidienne que, dans ces conditions, "quand un malheureux crie, l'Eternel entend et il le sauve de toutes ses détresses" (Ps 34/7).

3 / INVOQUER DIEU DANS LA PRIERE EST UN PUISSANT SECOURS.

3-1 : Il faut invoquer le Dieu qui répond.

1 Rois 18/24 : Le Dieu qui répond par le feu est le "bon Dieu", le véritable.

Il faut encore noter l'importance du nom du Dieu qui est invoqué. Tout ce qu'on appelle "dieu" n'est pas Dieu (1 Co 8/4-6 : Il n' y a qu'un seul Dieu)

Le feu sur le sacrifice correspond au jugement tombé sur Christ à la croix, ce qui ensuite amène la pluie, donc la bénédiction en général et celle du don du Saint Esprit en particulier.

Dieu a répondu aux hommes et à leur sécheresse par le don de son Fils.

C'est le Dieu décrit en Jn 3/16 qu'il faut invoquer. Tous les textes qui évoquent le Nom divin correspondent en fait à Jésus.

Ex 3/15 : "Je suis" (YHWH en Hébreu, prononcé YAWHE et non YEHOWA ; nos Bibles disent "l'Eternel").

Ex 23/21 : "Mon Nom est en lui." Dieu était en Christ (2 Co 5/19).

Prov 18/10 : "Le Nom de l'Eternel est une tour forte." Celui qui se réfugie en Christ est en sécurité et n'est plus sous la condamnation (Rom 8/1).

CONSEQUENCE : "Il n'y a aucun autre Nom par lequel nous puissions être sauvés" (Actes 4/12).

"Son Nom affermit, sauve et guérit" (Actes 3/16).

"Il faut avoir foi en ce Nom" (Actes 3/16). Le Nom correspond à la personne, l'oeuvre, au sacrifice et aux enseignements de celui qui le porte.

"Ceux qui invoquent le Nom de Jésus-Christ comme Seigneur" sont les enfants de Dieu (1 Co 1/2).

3-2 : Preuves expérimentales.

Samson pressé par la soif invoqua l'Eternel (Juges 15/18). Le rocher fendu qui donne de l'eau est une autre image de la croix.

David dans la détresse a invoqué l'Eternel , il a invoqué son Dieu, son cri est parvenu à ses oreilles (2 Sam 22/7).

David a invoqué l'Eternel après le péché du dénombrement effectué sans le prix du rachat. Dieu a répondu par le feu, c'est-à-dire, par anticipation, par la croix (1 Chr 22/26).

C'est la croix qui est la réponse aux prières des hommes. Par Christ crucifié, ressuscité et glorifié, Dieu répond et pourvoit au salut et aux autres besoins qui lui sont présentés dans la prière.

Pierre a eu peur et a invoqué le Seigneur en lui disant : "Sauve-moi !" . Aussitôt, Jésus a étendu la main pour le saisir.

Encore aujourd'hui, beaucoup de personnes ont pu faire la même expérience en s'appuyant sur la promesse suivante :

"Invoque-moi au jour de la détresse, je te délivrerai et tu me glorifieras" (Ps 50/15).

3-3 : Des erreurs à ne pas commettre sous peine de pécher.

Ne pas invoquer le Seigneur et utiliser son nom en l'associant à la magie (Actes 19/13).

Ne pas invoquer Dieu avec des pensées superstitieuses (2 Rois 5/11).

Ne pas invoquer Dieu et les idoles en même temps, comme les Samaritains (Esd 4/2).

Ne pas commettre la faute de ne pas invoquer le Seigneur (Es 64/6).

4 / INVOQUER DIEU PAR JESUS SON FILS, UNE ATTITUDE INDISPENSABLE.

Dieu est près des hommes à chaque fois qu'ils l'invoquent (Deut 4/7).

Dieu est riche pour ceux qui l'invoquent (Rom 10/12).

"QUICONQUE INVOQUERA LE NOM DU SEIGNEUR SERA SAUVE" (Actes 2/21).

"ET MAINTENANT, QUE TARDES-TU ? LEVE-TOI, SOIS BAPTISE, ET LAVE DE TES PECHES, EN INVOQUANT LE NOM DU SEIGNEUR" (Actes 22/16).

 

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