Nous pouvons voir maints exemples de vantardise dans le monde du sport et dans celui du spectacle. Les vedettes professionnelles de football et de basketball font la pose et se pavanent après avoir réussi certaines de leurs prouesses au jeu, veillant bien à ce que tout le monde se rende compte de leur exploit. Les athlètes veulent renégocier leur contrat, prétendant être sous-payés ou sous-évalués. Les vedettes du cinéma et de la télévision portent des vêtements bizarres et se comportent de façon curieuse, tout cela à des fins de publicité et de marketing personnels.
La vantardise est aussi devenue monnaie courante dans le monde des affaires et des professions libérales: les directeurs de ventes, qui clament autour d’eux comment ils ont dépassé leur quota mensuel ou trimestriel; les managers ambitieux, qui font pression sur leur hiérarchie pour obtenir davantage de responsabilités – et tout ce qui va avec: compensations pécuniaires et autres formes de récompenses; les dirigeants qui soignent leur notoriété nationale – voire internationale – grâce à une couverture massive dans les média écrits et télévisés, devenant ainsi bien plus connu encore que l’entreprise qu’ils représentent.
La vantardise n’est pourtant pas un phénomène apparu aux 20ième et 21ième siècles. Cette pratique est vieille comme le temps. Le livre de Daniel, dans l’Ancien Testament, relate l’histoire de Nabuchodonosor, ce fameux roi de Babylone, qui déclara présomptueusement ceci: «N’est-ce pas ici Babylone la grande, que j’ai bâtie, comme résidence royale, par la puissance de ma force et pour la gloire de ma magnificence ?» (Daniel 4:30) ? Ce roi pensait beaucoup de bien de lui-même, n’est-ce pas ?
Malgré tout, en dépit du fait que la vantardise semble être devenue de nos jours davantage la règle que l’exception, n’est-ce pas parfois pénible de voir ces gens qui cherchent toujours à attirer l’attention sur leur personne ? Des gens qui semblent crier bien fort: «Hé, regardez-moi. Admirez qui je suis. Voyez tout ce que j’ai accompli !»
Dans la Bible, le livre des Proverbes parle de la valeur intrinsèque d’un compliment qui émane d’une autre personne à votre égard, plutôt que de se vanter:
. Il vaut mieux être celui qui reçoit un compliment que celui qui se le confère. Si vous aviez le choix, que préfèreriez-vous: parler de vous en des termes élogieux, faisant savoir à votre entourage toutes vos qualités, ou bien entendre des commentaires favorables à votre égard de la part de quelqu’un que vous respectez et que vous admirez ? Pratiquement tous, nous préfèrerions recevoir la gratitude des autres, parce que cela signifie que nos efforts ont été reconnus et appréciés à leur juste valeur. «Qu’un autre te loue, et non ta bouche, un étranger, et non tes lèvres» (Proverbes 27:2).
. Notre réaction aux compliments constitue un test de notre personnalité. Quand quelqu’un vous félicite pour un travail bien fait, comment réagissez-vous ? Est-ce que vous tombez par terre, tellement les chevilles vous enflent, ou bien arrivez-vous à les apprécier dans l’humilité, plein de reconnaissance d’avoir reçu les dons, les aptitudes et l’expérience requis vous permettant d’être performant dans vos actions ? «Comme notre visage se reflétant dans l’eau, nos pensées se reflètent sur notre visage» (Proverbes 27:19). «On juge de la qualité de l’or et de l’argent par le feu. Et on juge la valeur d’une personne d’après l’opinion des autres» (Proverbes 27:21).
© MANNE DU LUNDI est un article hebdomadaire de CBMC INTERNATIONAL, un ministère évangélique à but non lucratif qui a pour objet de servir les gens d’affaires et les professionnels qui veulent suivre Jésus, de présenter Jésus-Christ en tant que Seigneur et Sauveur auprès des autres gens d’affaires et professionnels.