Pourquoi tous ne sont-ils pas guéris ?
Par Jean-Claude Guillaume  |  22 commentaires  |  Lu 9256 fois
       
 

Question d'un Internaute : "J'ai entendu parler d'un serviteur de Dieu qui impose les mains aux malades, selon l'ordre du Seigneur Jésus, et qui estime à 3 % le nombre de gens miraculeusement guéris. Les 97 % seraient donc des échecs ?" 

Cela mérite réflexion.

Premièrement : Remarquons que le fait qu'il y ait ne serait-ce que 3 % de miracles devrait nous émerveiller, plutôt que de nous inspirer des pensées teintées d'amertume revendicatrices de comptables grippe-sous des bienfaits de Dieu !

Deuxièmement : Rappelons-nous que si Paul a accompli des miracles, même de résurrection, il a laissé Trophime malade à Milet (2 Tim. 4.20). Aurait-il oublié de lui imposer les mains ? 

Troisièmement : Le texte : "Ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris" (Marc 16.18) ne nous permet pas d'inférer que tous les malades doivent nécessairement être guéris.

Quatrièmement : L'énumération des dons spirituels de 1 Co. 12.8-10 mentionne entre autres deux dons distincts : le don des guérisons, et le don d'opérer des miracles. Bien que toute guérison divine soit un miracle (Marc 16.17-18), toute guérison n'a pas nécessairement un caractère miraculeux et spectaculaire, comme un tétraplégique qui se lève de sa chaise roulante. Nous appellerions plus volontiers cela un miracle, plutôt qu'une guérison.

Parmi les 97 % considérés à tort comme des échecs, savons-nous combien ont expérimenté un tournant bénéfique dans leur maladie, les amenant à une complète guérison. Pourquoi accepterions-nous le facteur temps dans une guérison "naturelle" ou "médicale", et le refuserions-nous dans une guérison "divine" ?

Cinquièmement : Aurions-nous oublié la souveraineté de Dieu, au point d'exiger de lui une application automatique de sa parole ? La déclaration de Jésus en Marc 16.17-18 est une merveilleuse promesse, mais elle ne nous permet pas d'aller guérir tous les malades de tous les hôpitaux de France et de Navarre ! Celui qui penserait cela n'aurait rien compris à l'économie du Royaume de Dieu. 

Dieu permet la souffrance et la maladie (Voir le cas de Job). Non que la souffrance ait quelque vertu rédemptrice, comme le voudraient certains, mais une vertu éducative. Et c'est lui, en définitive, qui sait parfaitement ce qui est bon pour nous. Nous devons accepter que Dieu dise parfois "non", sans pour autant douter de l'efficacité de sa parole.

Sixièmement : Sans tomber dans le schéma de facilité qui consiste à dire que si on n'est pas guéri, c'est qu'on manque de foi, il est indéniable que la foi, que ce soit de la part de celui qui impose les mains ou de celui qui recherche la guérison, est un élément important, qui n'est pas toujours à la hauteur. 

En conclusion, le problème de la guérison divine n'est pas aussi simple qu'on pourrait l'imaginer à première vue. Il convient de l'aborder avec beaucoup l'humilité, et de s'abstenir d'allégations simplistes.

  
 

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Vos commentaires (22)

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Posté le 7 Janvier 2012 à 10h27
J'ai lu et entendu nombre de témoignages de malades, croyants ou non, qui avaient trouvé dans leur maladie (je parle d'une maladie grave, pas d'un simple rhume) une source de bénédictions, une possibilité de voir la vie différemment et même d'être plus près de Dieu ainsi. Ils semblaient être heureux de leur sort au grand étonnement des autres. Acceptons que Dieu agisse en nous à Sa guise. Lui seul sait ce qu'il nous faut, ce qui nous convient pour nous faire grandir et avancer sur notre chemin. "Mon Dieu donne-moi la sérénité, d’accepter toutes les choses que je ne peux changer. Donne-moi le courage de changer les choses que je peux, Et la sagesse d’en connaître la différence." Prière des moines du Moyen-Age, reprise par Reinhold Niebuhr.
 
Posté le 1 Novembre 2011 à 19h35
- Hum, il est écrit que Truphime a été laissé malade à Milet; non pas que son processus de guérison n'avait pas été enclenché, il s'agit d'une guérison par pallier, puisqu'il n'est plus question de sa maladie dans les Actes... Insinuez vous que Paul n'a pas imposé les mains, et a désobéi à Dieu, ou que Dieu n'a pas veillé sur sa parole pour l'accomplir ? - Jésus guérit TOUS LES MALADES : Luc 4:40, Marc 6:56, Marc 1:32, Matthieu 14:35, Matthieu 12:15, Matthieu 8:16. Dieu dise parfois "non", sans pour autant douter de l'efficacité de sa parole : - La maladie et le péché étant liés, si comme si vous disiez que Dieu puisse dire parfois non au pardon des péchés, en vertu de Isaïe 53:5, cette assertion n'est pas fondée scripturairement. - 3% de quoi, quand ? Si il s'agit de guérison 'instantanée' cela signifie seulement que le processus de guérison a duré quelques secondes, vous décidez qu'une guérison n'a pas eu lieu quand vous n'y croyez plus, nous devons persévérer dans la prière jusqu'à guérison complète, en marchant par la foi et non par la vue. - Avez-vous oublié dans Exode 15:26 que l'Eternel a fait une alliance avec son peuple, et qu'aucun n'est tombé malade pendant 40 ans durant la traversée du désert ? Ne savez vous pas que les médecins furent réintroduis en Israel que lorsque le Roi Salomon a ramené des concubines étrangères ? La guérison divine était le moyen de guérison exclusif des hébreux pendant presque 500 ans ! La parole est claire mes amis, ne vous laissez pas duper par de fausses doctrines, il s'agit de refuser l'action de la loi du péché et de la mort dans notre corps, de se placer devant le trône de grâce, de louer le Seigneur et de proclamer la parole de vie. Il s'agit d'un COMBAT SPIRITUEL, Dieu nous a donné toute autorité sur la maladie, les démons et même la mort, alors arrêtez de dire que sa volonté est autre que celle qu'il nous a transmise !! Allez sur le ring, et finissez-en !
 
Posté le 18 Octobre 2011 à 10h47
En réponse à ce texte très bien écrit, j’aimerai donner ce témoignage plein de questions sans réponse. Je connais un homme devenu « diabétique » à l’âge de onze ans. Etait-il moins bon et môns gentil que les garçons et filles de son âge ? Je ne sais pas ! Cette maladie était-elle voulue par Dieu pour punir ses parents qui l’aimaient moins que les autres de ses frères et sœurs ? Je ne sais pas ! Mais deux de ses frères ont eu des maladies invalidantes, l’un de ces deux là aurait était guérit par Dieu, même plus par Marie la mère de Dieu ! Etrange ! Revenons à ce « diabétique » , il a eu en plus les conséquences de « sa » maladie, la vision dégradée, l’ouïe défaillante, sans oublier une maladie des mains invalidante. Bref pour couronner le tout , plusieurs arrêts cardiaques et maintenant en attente d’une greffe, d’une transplantation cardiaque ! Devant ce tableau pas très réjouissant cet homme garde la foi en Jésus et en ses promesses. Tous les dimanches où il peut être accompagné à son église, car il ne conduit pas en raison de sa mauvaise vue et des troubles d’équilibre dûs à ses oreilles défaillantes. Tous ces dimanches, nous pouvons l’entendre louer Dieu de tout son cœur. Ses louanges font du bien à entendre mais la question reste posée. Est-il pire que les autres chrétiens ? Il a prié pour des malades et des malades ont été guéris mais pas lui, étrange ! Pourquoi ? Seul Dieu le sait, et Il fait ce qu’Il veut, Il est le Maître du monde, le Créateur de toute choses….
 
Posté le 25 Février 2011 à 02h50
A mon avis, cela pose le problème de ce qui est historique dans la Bible par rapport à ce qui est valable pour tous les temps. A savoir 1) tout le monde (???) admet que le verset des Actes "ils mettaient tout en commun" concerne un mode de vie communautaire inapplicable dans mos sociétés occidentales 2) tout le monde (???) admet que les remarques de Paul sur la tenue vestimentaire ou le voileo u la longueur des cheveux des femmes sont valables pour l'époque de Paul 3) Les femmes portent des bijoux malgré la remarque de Pierre Et je pourrais multiplier les exemples... Jusqu'à présent, aucun pasteur n'a été capable de me répondre : comment se fait ce tri entre les versets que nous rangerions dans la catégorie "historique" ( = qui ne concernent que l'époque et le contexte socio-culturel dans lequel ils ont été écrits ) et les versets que nous pourrions déclarer valables pour notre temps actuel. Un tel tri posant un grave problème quant à notre interprétation des Ecritures!!! Pentecôtiste repentie ( c'est-à-dire "rétrograde" pour la plupart des 'fanatiques' pentecôtistes), j'ai vu tant d'évolution dans les églises que je pense qu'on ne peut écarter ma question d'un revers de main mais je me rends compte que personne ne veut me répondre et que peu acceptent la discussion. Ceci dit (puisque ces 'posts' ne rendent ni le 'ton' ni 'l'état d'esprit' avec lesquels ils sont écrits) avec bcp de calme et sans aucun esprit polémique, juste une grande interrogation et tristesse de ma part.
 
Posté le 21 Janvier 2010 à 15h05
Je prends apte à cela!
 
Posté le 30 Décembre 2009 à 11h42
3%, je suis curieux de voir d'où sort ce chiffre... A-t-on enlevé les maux de tête, les grippes et autres angines qui se guérissent toutes seules ? Et les cas de "guérisons" où la personne revient la semaine suivante pour le même problème ? Et l'effet placebo, il a quoi comme pourcentage de réussite ? On devrait le soustraire au taux de réussite indiqué ici :-D Bon arguments néanmoins...
 
Posté le 5 Septembre 2009 à 09h01
Je ne pense pas faire une généralisation abusive de l’état de l’église, mais je peux comprendre votre situation inconfortable en tant que pasteur. C’est sans doute pour cela que vous jugez mes critères négatifs. La souveraineté de Dieu ne peut pas, à elle seule, expliquer un si petit nombre de guérisons. Il y a donc bien un lien de cause à effet entre l'état de l'église et les guérisons si peu nombreuses. Ce sont sans aucun doute vos bonnes questions, mais par forcement, et de très loin, les miennes et celles de la majorité de mes frères et sœurs en Christ. PS : je crois savoir lire. Bien amicalement !
 
Posté le 4 Septembre 2009 à 05h07
C'est vrai que la souffrance a une vertu educative. Depandant de l'etat d'esprit du souffrant, a savoir s'il croit vraiment en notre Dieu Sauveur. A chaque fois qu'il y a une guerison mentionnee dans la Bible, la foi est presente avec force. Le Bon Dieu nous mets souvent a l'epreuve pour tester notre Foi. A nous de tirer les lecons qui s'imposent, afin que le plan que le Seigneur a pour nous soit ameliore. Alleluiah.
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 20h47
slt frere je suis tres heureux pour l'exhortation ja voudrais dire une chose sur la guerison divine meme notre seigneur jésus n' a pas gueris tous les malades de son temps ce n'est pas un echec si un malade n'a pas reçu la guerison lors d'une imposition des mains dieu est souverain merci .
 
Posté le 10 Septembre 2009 à 17h23
Cher Pemba, Votre référence est erronée : ce n'est pas Matt. 5.23b-24, mais Matt. 4.23b-24 ! Amicalement !
 
  Réponse de Pemba (Congo RDC)
Posté le 10 Septembre 2009 à 14h46
Il ne faut pas faire dire à la Parole de Dieu ce qu'elle n'a pas dit ! Ceux qui n’avaient pas été guéri ne s'étaient pas (tout simplement) approchés de Jésus de Nazareth, fils de David, fils du charpentier (pour certains de l’époque), Celui-là même en qui habitait toute la PLENITUDE de Dieu, ils n’avaient pas demandé son secours. Il suffisait que notre Seigneur s'approche d’un lieu pour que le royaume des ténèbres tremble. Tous ceux qui L’ont rencontré (TOUS sans exception) ont été guéris, mon Frère. C'est ce que me dit ma/notre Bible (Matt. 5 : 23b-24). Selon sa préscience, Dieu nous dit aussi quand il ne souhaite pas répondre à notre demande de guérison. Etant ses enfants, Il sait que rien ne peut nous séparer de lui (pas même la maladie comme l’exemple édifiant de Job).
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 18h34
Merci pour vos réponses spirituellement équilibrées qui nous réconfortent et nous amènent à un bon niveau de compréhension de la manière dont le Seigneur agit dans nos vies.
 
Posté le 4 Septembre 2009 à 00h09
Bonjour! Je vous rejoint tout à fait Laurence, lorsque vous dite:"spirituellement équilibrées". Il suffit juste de faire confiance en Dieu, parce qu'il nous fournit les réponses. Mais pour ma part, la guérison de l'âme prime avant tout avant toute guérison physique.
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 15h20
Merci Pasteur pour cet enseignement édifiant car c'est vrai que certains reçoivent la guérison (même physique) mais elle n'est accessible à l'oeil humain que plus tard. Et loin de moi l'idée d'engager des discussions vaines faire des allégations simplistes, mais je trouve que cette question est très délicate car il y a pas eu de 3 % ici (Matt. 5 : 23b-42) ! Et si notre Seigneur Jésus-Christ nous affirme que nous ferons plus (comme ici Actes 19 : 11-12 qui n'est d'ailleurs qu'un exemple parmi tant d'autres Pierre, Jean, ...). Où sont passés ces manifestations de puissance de notre Papa, l'Eternel Yahvé, celui en qui il y a point d'ombre de variation !?! Pourquoi le pourcentage ne serez pas inversé !
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 14h02
que le seigneur te bénisse pour ce message fort. qu'il te fortifie davantage.mais sache que la foi se manifeste sous plusieurs formes dans le domaine de la guérison.dont la foi du ministre de Dieu,celle du malade et la combinaison de la foi des deux : le malade et ministre de Dieu.shalom
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 13h39
Amen.
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 10h07
Votre explication, bien formulée, est néanmoins un peu courte! Cette situation est plutôt le reflet de l'état de l'église, faible, loin de Dieu et profondément endormie. Vous devriez avoir l'honnêteté, en tant que pasteur, de le mentionner et non de rejeter la responsabilité de ces échecs sur Dieu, le manque de foi ou les dons... A 3%, notre devoir est de nous poser les bonnes questions pas à nous inventer toutes sortes d’excuses.
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 10h53
Votre analyse de "l'état de l'église, faible, loin de Dieu et profondément endormie" procède d'une généralisation abusive. Si tel est le cas pour certaines, j'en connais de nombreuses qui ne répondent absolument pas à vos critères négatifs. J'estime par ailleurs que respecter la souveraineté de Dieu n'est pas du tout "rejeter la responsabilité de ces échecs sur Dieu"! Quant aux bonnes questions, elles sont exposées dans mon texte, si vous savez les lire ! Amicalement.
 
Posté le 3 Septembre 2009 à 09h58
Merci mon frère pour ce texte qui me confirme ce que je pensais déjà.J'ai été guérie à 80% d'un problème de santé important, de ce qui me dérangeait le plus dans ma vie sociiale et j'ai compris en ce qui me concerne que le Seigneur ne m'avait pas guérie à 100% , afin que je n'oublie jamais ce qu'il a fait pour moi. Comme vous le dites, on ne peut pas regarder les miracles ou la guérison d'une façon simpliste etil faut considérer chaque situation de vie comme différente. Dieu connait le fond de nos coeurs, de celui qui demande la guérison et de celui qui impose les mains. Les guérisons peuvent être spectaculaires, se faire peu à peu ou bien il n' y a pas guérison physique, parce que le Seigneur veut nous enseigner quelque chose au travers de cette non-guérison. J'en suis convaincue et j'en ai des exemples autour de moi. Dans la parole de Dieu, certains étaient guéris sans l'avoir demandé , pour qu'ils servent de témoignage pour les autres . Donc, Dieu agit comme il l'entend avec nous. Si nous ne sommes pas guéris d'un problème de santé, cela ne veut pas dire que nous manquons de foi et que Dieu ne nous aime pas. Il a un plan pour chacun d'entre nous.
 
Posté le 7 Novembre 2009 à 14h56
Amen ma soeur je suis d acord avec toi. Dieu te benisse a chaque instant ♥ Arianne :-)
 
Posté le 25 Octobre 2008 à 22h05
Il est vrai que la Foi reste le facteur majeur lors d'une imposition elle dépend du fidèle , comme on peut y voir beaucoup d'exemples donné par Jésus ou il termine en disant " vas t'a foi ta sauvé. Car seul Dieu connait les coeurs et les pensées de chacuns , combien même le manque de Foi pourrait être mis en cause , le doute subsiste et celà et remis à la volonté de Dieu car ses voies sont impénétrables.