Une parabole où Jésus réunit trois amis, nous apprend, de façon magistrale, comment prier pour notre prochain et répondre à ses besoins (Luc 11.5-8).
Tel ami par nécessité, vient frapper à ma porte, au milieu de la nuit : enfant, vieillard, pauvre ou riche, il est black, blanc, beurre. Je le côtoie à la maison, dans le quartier, chez l'épicier, dans les transports, sur le lieu de travail… et je l'aime ! Dieu m'aide à entendre sa souffrance, s'il est chômeur, réfugié, malade, désespéré ; ou à percer le silence d'une misère feutrée mais réelle, qui se cache derrière le mur de la réussite, signe extérieur de richesse…
"L'homme ne peut vivre de frigo, de politique, de bilans et de mots croisés", disait Saint Exupéry. J'offrirai donc ma compassion à cet orphelin qui s'ignore, privé du pain du ciel et qui court après tout, sauf après l'essentiel. S'il finit par le reconnaître et vient me réveiller en pleine nuit, je me lèverai et lui donnerai ce dont il a besoin.
Alors, j'irai importuner mon grand ami à qui je peux tout demander, à tout moment ; chez lui, il y a du pain en abondance (Luc 15.17). Dans sa maison où il rassemble sa famille, ses enfants l'entourent, l'aiment, se sachant aimés de lui. Quand je vais voir mon Père céleste, j'ai l'assurance de repartir le cœur et les mains pleines, car ma requête vient puiser dans ses trésors dont je suis l'héritier, et s'adresse à l'ami attentif à la voix de ma prière (Psaume 66.19).
Le chrétien est le troisième ami vers lequel on accourt ; au contact du ciel, il ne s'éloigne jamais des réalités de la terre. Généreux, noble de cœur, toujours disponible, il trouvera en Dieu les trois pains pour nourrir son semblable.
Quelle belle leçon du Maître sur la prière désintéressée ! Ne nous donne-t-elle pas envie de prier et d'aider notre prochain ?
Une prière pour aujourd'hui
Père, il y a tant de besoins autour de moi. Accorde-moi le pain céleste pour mon ami et même pour mon ennemi. Merci, amen.























































