Nous pouvons voir dans les Ecritures que le mot « connaître » ou « connaissance » est beaucoup utilisés et que cela ne fait jamais référence à une spéculation intellectuelle, philosophique ou religieuse. La parole de Dieu est une révélation à l'Homme de la personne et du dessein de Dieu, une sagesse qui est loin d'être humaine. La parole de Dieu est infaillible mais l'interprétation de la parole de Dieu peut-être faillible. Tout cela, le diable le sait et donne beaucoup d'effort à exploiter cette « niche ». Satan fait un travail permanent dans ce domaine en :
- Mettant en doute, puis à contester ce que Dieu dit ou a dit. En effet nous pouvons le voir dès le début de la création où Satan déclare à Eve «Est–ce vrai que Dieu vous a dit : Vous ne mangerai pas de tout arbre du jardin ? Gen. 3, 1 ». Nous connaissons la triste fin, Eve remet en question ce que Dieu avait dit et désobéi.
- En déformant la parole par adjonction, par soustraction, par critique rationnelle et subjective, par accusation de faillibilité dans l'inspiration, d'errance dans la rédaction ou la transmission, par censure taxant l'Ecriture de « spéculation métaphysique » dépassé ou de littérature mythologique. Encore une fois une pouvons prendre un simple exemple pour appuyer ce point en se souvenant de Satan qui s'adresse à Eve et qui lui dit « Mais Dieu le sait bien, dès que vous… ».
- A en retrancher ce qu'il plairait à la raison, à la science, à l'expression, à la morale de situation. La sagesse de Dieu n'est pas la sagesse humaine, il y a une forte dichotomie entre ces deux et notre raison fait comme un tri de ce qui pourrait être réellement possible de ce qui parait exagéré.
- A la vider, si c'était possible et toutes les fois que faire ce peut, de son contenu historique et pragmatique.
- A la démystifier, telle une sagesse sémitique et gréco-romaine. Les miracles, par exemple, dérangent, tracassent et cela produit une rationalisation des choses dans un esprit complètement cartésien.
- A enlever des Ecritures la substance qui fait d'elles ce qu'elles sont en réalité : La Parole de Dieu.
Une question se pose donc : « Est-ce la Bible qui est scellé ou est-ce l'intelligence de ceux qui ne trouve pas d'intérêt à sa lecture ? » Esaïe répond en parlant d'un esprit de torpeur qui est à l'arrière-plan de cette cécité spirituelle (Esaïe 29, 9-12). L'apôtre Paul dit que cet esprit procède du « dieu de ce siècle (2 Co. 4, 4) ». « Quand nous nous laissons interpeller par cette tactique de l'adversaire et que nous nous concertons pour lui faire face, nous sommes amenés à une douloureuse constatation. Nous l'avons relevé plus haut : l'Ennemi n'a pas de liberté d'action que celle que nous lui concédons. Cette constatation nous fait discerner, là encore, le jeu subtil et persévérant de l'Ennemi de l'Eglise (Maurice Ray) » Nous comprenons donc que la vérité, tiré de la connaissance, affranchit alors que l'ignorance rend esclave et que cela offre à Satan un terrain d'action favorable.