Trois entretiens entre Jésus et Pierre (suite)
2° - La question du pardon (Matt 18/15-22)
Que ce soit dans des conflits ou dans des situations qui amènent à reprendre celui qui a péché, pour l'amener à reconnaître sa faute, il faut noter que la procédure indiquée par Jésus a un but :
- Gagner le frère (v.15)
- Que l'affaire se règle (v.16)
Si, malheureusement, certains ne peuvent pas être "gagnés" et si des affaires ne peuvent pas "se régler", ce n'est pas à cause de Dieu, mais à cause des hommes. Soit qu'ils refusent de se repentir. Soit qu'ils refusent de pardonner.
Dans les v.21 et 22, Pierre fait part de ses questions, au sujet du pardon.
1) - Il est vrai que le pardon est difficile, car il coûte cher.
- L'oubli est le résultat du pardon et non le moyen.
- Même si on a pardonné, on peut continuer de subir les conséquences des offenses qui nous ont atteints, tandis que celui qui les a causées est libéré par le pardon qui lui a été accordé.
2° - Relation entre pardonner et être pardonné.
Cela forme un tout.
- Jésus a répondu à Pierre par la parabole du serviteur impitoyable (v. 23à 35) qui se termine par un verdict sévère (v.35).
Ceci doit se comprendre de la manière suivante :
- Celui qui refuse le pardon à celui qui le lui demande s'endurcit et ferme son coeur. Il entretient en lui des sentiments d'hostilité.
- Avec de telles dispositions, il n'ira pas auprès de Dieu chercher le pardon pour lui-même, avec des sentiments et une repentance sincères.
- Voilà pourquoi il n'aura pas le pardon dans ces conditions.
3) - Le pardon est une décision.
Puisque pardonner est un commandement, le pardon est plus une question d'obéissance et de décision que de sentiment (voir le Ps.37)
- Le Saint-Esprit veut nous y aider et nous donner la paix et la guérison intérieure, après
que nous ayons décidé de pardonner.
- C'est un choix qui dépend de notre volonté.
- Ceci amènera la paix dans bien des familles et dans bien des relations qui seront ainsi
restaurées.
- Attention cependant, pour que les "affaires se règlent", la démarche n'est pas à sens unique.
- Il faut reconnaissance réciproque des torts personnels et pardon mutuel (Eph. 4/32)