La vie de l'apôtre Pierre 8a
Par Daniel Hébert  |  Lu 2970 fois
       
 

Trois entretiens entre Jésus et Pierre (suite)

2° - La question du pardon (Matt 18/15-22)

Que ce soit dans des conflits ou dans des situations qui amènent à reprendre celui qui a péché, pour l'amener à reconnaître sa faute, il faut noter que la procédure indiquée par Jésus a un but :

- Gagner le frère (v.15)

- Que l'affaire se règle (v.16)

Si, malheureusement, certains ne peuvent pas être "gagnés" et si des affaires ne peuvent pas "se régler", ce n'est pas à cause de Dieu, mais à cause des hommes. Soit qu'ils refusent de se repentir. Soit qu'ils refusent de pardonner.

Dans les v.21 et 22, Pierre fait part de ses questions, au sujet du pardon.

1) - Il est vrai que le pardon est difficile, car il coûte cher.

  - L'oubli est le résultat du pardon et non le moyen.

  - Même si on a pardonné, on peut continuer de subir les conséquences des offenses qui nous    ont atteints, tandis que celui qui les a causées est libéré par le pardon qui lui a été accordé.

2° - Relation entre pardonner et être pardonné.

   Cela forme un tout.

   - Jésus a répondu à Pierre par la parabole du serviteur impitoyable (v. 23à 35) qui se termine     par un verdict sévère (v.35).

 Ceci doit se comprendre de la manière suivante :

   - Celui qui refuse le pardon à celui qui le lui demande s'endurcit et ferme son coeur. Il       entretient en lui des sentiments d'hostilité.

   - Avec de telles dispositions, il n'ira pas auprès de Dieu chercher le pardon pour lui-même,    avec des sentiments et une repentance sincères.

   - Voilà pourquoi il n'aura pas le pardon dans ces conditions.

3) - Le pardon est une décision.

   Puisque pardonner est un commandement, le pardon est plus une question d'obéissance et de  décision que de sentiment (voir le Ps.37)

  - Le Saint-Esprit veut nous y aider et nous donner la paix et la guérison intérieure, après
  que nous ayons décidé de pardonner.

  - C'est un choix qui dépend de notre volonté.

  - Ceci amènera la paix dans bien des familles et dans bien des relations qui seront ainsi   
    restaurées.

  - Attention cependant, pour que les "affaires se règlent", la démarche n'est pas à sens unique.

  - Il faut reconnaissance réciproque des torts personnels et pardon mutuel (Eph. 4/32)

 

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