Avez-vous comparé l'aigle à la colombe ? Deux oiseaux au vol majestueux : l'un par l'élégance et la fluidité de son vol ; l'autre par la grâce et la douceur de ses mouvements. Et pourtant, tout les sépare ! L'un est un prédateur -un chasseur, un tueur- l'autre est une proie facile, sans défense.
Or, au cours de la vie -dès l'école, puis dans le monde du travail- la société nous formate et notre cœur tortueux nous tyrannise. Nous n'avons pas d'alternative : si réussir, c'est souvent être le premier, il me faut supplanter le prochain ou m'en servir comme une marche vers le succès. Suis-je donc condamné à n'être qu'un aigle ?
Par bonheur, l'être humain est ainsi fait, qu'il est libre de choisir sa manière d'évoluer dans le ciel de son existence. Il peut prendre le vol du rapace ou celui de la blanche colombe. Il peut être dur, cynique et cruel, comme il peut décider de répandre l'amour et la bonté de la compassion…
Eh bien l'intelligence du chrétien réside dans son choix de vivre. Comme son Maître, il refuse la médiocrité, tout ce qui peut nuire à la pureté, la douceur et l'innocence. Ce ne fut pas un aigle mais une colombe qui vint se poser sur le Roi, quand il sortit de l'eau, après son baptême (Jean 1.32).
Osez être une colombe, au milieu de tous ces aigles ! Votre grandeur, dans ce monde parfois impitoyable, est d'aimer, même ceux qui vivent en égoïstes ! Déployez vos ailes : pas celles du prédateur macho ni de la conquérante à la tenue évaporée. Non, soyez simple, innocent, sans malice comme la colombe. Pardonnez et oubliez. Rendez service autour de vous, bénissez sans cesse, même le méchant (Luc 6.35).
Une prière pour aujourd'hui
Seigneur, merci pour ton exemple. Ta grandeur est d'avoir été, parmi les hommes, comme le plus petit, l'humble serviteur. Au mal qu'on t'a fait, tu as répondu par le bien. Tu as réussi à être une colombe. Je veux te ressembler. Amen.











































































































