LE CONTEXTE de l'enseignement de Jésus sur la prière.
C'est suite à l'enseignement le plus célèbre que le Seigneur ait donné sur la prière que prend place cette sorte de parabole tirée d'un fait de la vie courante (Luc 11).
Elle se termine par l'exhortation à demander sans crainte le Saint Esprit au Père céleste.
Ceux qui le font dans les conditions requises ne seront pas trompés sur la qualité de la nature de l'exaucement.
Il faut cependant préciser qu'avant de demander le Saint Esprit, il faut d'abord s'être repenti et s'être converti à Dieu par la foi en Christ en abandonnant les idoles (Actes 2/37-39 ; 1 Thessaloniciens 1/9).
La relation « Père enfant » est bien précisée dans l'illustration considérée ici (Luc 11/13).
Relation entre prière et vie de l'Esprit.
Dans le contexte de l'enseignement du Seigneur sur la prière.
Luc 11/1 : Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu'il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples. Il leur dit : Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien…
Luc 11/9 : Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira.
Luc 11/13 : Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.
Les verbes utilisés par le Seigneur trahissent une sorte d'insistance de plus en plus grande dans la prière.
Ce n'est pas à dire que Dieu soit sourd.
L'insistance est bien plutôt nécessaire au disciple qui veut recevoir.
Il doit s'imposer de continuer de demander, de chercher et de frapper.
En faisant ainsi, il démontre son intention de recevoir, sa foi et sa soif spirituelle.
« Demandez (continuez de) et il vous sera donné, cherchez (continuez de) et vous trouverez, frappez (continuez de) et il vous sera ouvert. En effet, le demandant reçoit, et le cherchant trouve et au frappant il sera ouvert. »
Les règles de grammaire viennent à l'appui de la notion de persévérance et d'attitude continue qui dénote réellement ce qu'est l'esprit de prière.
Même si la manifestation de l'Esprit est immédiate, elle est souvent l'expression soudaine d'une vie de prière persévérante dans la durée.
« Ainsi, moi, je vous le dis : Demandez, continuez à demander, et vous recevrez ; cherchez, persévérez dans votre recherche, et vous trouverez ; frappez, insistez, et la porte vous sera ouverte. » (Parole vivante)
Dans le contexte de la vie du Seigneur.
Luc 3/21 : Tout le peuple se faisant baptiser, Jésus fut aussi baptisé ; et, pendant qu'il priait, le ciel s'ouvrit, et le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai mis toute mon affection.
Force est d'admettre que le Seigneur a commencé son ministère sur la terre après avoir reçu le revêtement du Saint Esprit en priant.
Il s'est soumis aux conditions de service telles que tout homme est appelé à les connaître et il a exercé son ministère par le Saint Esprit.
C'est en priant qu'il a reçu l'onction.
Luc 4/1 : Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain et fut conduit par l'Esprit dans le désert…
Luc 4/14 : Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l'Esprit (revêtu d‘elle), et sa renommée se répandit dans toute la région.
Luc 4/17 : on lui remit le livre du prophète Ésaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il était écrit : l'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés…
Matthieu 12/28 : Mais, si c'est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous.
Dans le contexte de la période qui a précédé la Pentecôte.
C'est dans une atmosphère de prière que les disciples ont attendu la promesse du don de l'Esprit.
Luc 24/52 : Pour eux, après l'avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie, et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
Actes 1/4 : Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il ; car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.
Actes 1/14 : Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.
Actes 2/1 : Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu.
Même si le don de l'Esprit est une grâce, il n'en demeure pas moins vrai que le disciple a sa part à faire pour le recevoir.
Dans cette part, outre la conversion indispensable, la soif de servir et la foi, un rôle important est à accorder à la prière.
Actes 9/11 : Et le Seigneur lui dit : Lève-toi, va dans la rue qu'on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car il prie.
Actes 9/17 : Ananias imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit.
le rapport ENTRE CETTE prière ET LE TEMOIGNAGE à RENDRE AU MONDE.
Ce rapport apparaît en regardant à la position du personnage central de l'illustration.
Il est placé entre 2 amis.
L'un représente Dieu lui-même et cette qualité de relation avec lui qui est basée sur l'amour est importante pour pouvoir être en mesure de lui adresser avec assurance la prière qui conduit à une vie de l'Esprit abondante.
L'autre représente le monde et sa situation spirituelle et morale.
Le moment choisi pour situer le récit est le milieu de la nuit (11/5).
Cette allusion n'est pas sans rappeler les ténèbres du monde et la nuit spirituelle qui l'a envahi.
« La nuit vient où personne ne peut travailler » (Jean 9/4).
« Vous savez en quel temps nous sommes, la nuit est avancée... » (Romains 13/11-14).
« Ceux qui dorment dorment la nuit ; ceux qui s'enivrent s'enivrent la nuit » (1 Thessaloniciens 5/7).
« Leur cœur a été plongé dans les ténèbres » (Romains 1/21).
« Les princes de ce monde de ténèbres » (Éphésiens 6/12).
« Celui qui hait son frère est dans les ténèbres ; les ténèbres ont aveuglé ses yeux et il ne sait où il va » (1 Jean 2/11-12).
Même si c'est une évidence qui pourrait sembler banale, nous sommes de plus en plus près du retour du Seigneur.
« Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux » (Matthieu 25/6).
L'homme arrive de voyage.
La vie est un long voyage.
Il provoque bien des fatigues et des risques.
Il est fait de lignes droites, mais aussi de virages, de carrefours dangereux, de montées et de descentes.
Le chemin longe parfois des ravins et des précipices.
De ce fait, le voyageur a faim et soif.
Le voyageur se rend chez son ami.
Cet ami est une image de ce que le chrétien devrait être.
Sa prière pour recevoir l'Esprit ne peut donc pas être séparée d'un contexte d'amour, de bonne mentalité et d'état d'esprit agréable à Dieu.
Quand les gens de ce monde ont tout essayé pour trouver des réponses à leurs questions, ils se tournent alors vers les disciples de Jésus qu'ils peuvent connaître, ou bien, en tout cas, ils devraient pouvoir le faire.
Cette amitié n'a rien de compromettant pour le chrétien.
Jésus lui-même était considéré comme l'ami des publicains et des gens de mauvaise vie (Matthieu 11/19).
Si l'enfant de Dieu, au nom d'une sanctification mal comprise, s'est coupé de tout et de tout le monde, il ne pourra pas se trouver là, au bon moment et au bon endroit pour apporter son secours au temps opportun.
Son témoignage est d'abord celui de sa présence silencieuse, comme le sel se trouve mêlé à la terre ou aux aliments (Matthieu 5/13).
De plus, il faut noter que l'intrusion du voyageur chez lui au milieu de la nuit constitue un fâcheux dérangement !
Tout service comprend un pourcentage incontournable et inévitable de dérangement.
Pour y répondre avec joie, il faut avoir donné sa vie pour le service de Dieu et des autres.
Le terme adapté à cette qualité est la consécration.
Elle se traduit en disponibilité.
celui qui prie est animé d'un état d'eprit particulier.
L'homme chez qui le voyageur vient d'arriver se trouve embarrassé.
Il n'a rien à lui offrir. Il est pris au dépourvu et il n'a pas les provisions adaptées.
Il pense alors à un autre ami qui, lui, possède ce qu'il faut pour pourvoir à ces nécessités.
Il frappe donc à sa porte malgré l'heure tardive.
Il reconnaît qu'il n'a rien à offrir par lui-même et qu'il est extrêmement limité dans ses capacités.
C'est la raison pour laquelle sa prière aura forme de cri.
Dieu est son ami.
En tant que tel, il ne dira pas que sa porte est fermée et que nous le dérangeons.
Il n'est pas en tout point semblable à l'homme qui penserait d'abord à sa femme et à ses enfants plutôt qu'aux impératifs du service.
Il est vrai aussi que dans ce domaine, il faut de l'équilibre, car ceux de notre maison ne doivent pas être négligés en prétendant que c'est au nom du Seigneur.
Il faut malgré tout se demander où sont les frontières de ce principe.
Admettons donc que toute image, même biblique, a ses limites.
Dieu n'exauce pas les prières parce que nous sommes importuns, mais parce que nous sommes ses amis et ses enfants.
L'amitié de Dieu est le privilège de ceux qui vivent dans son intimité (Jean 15/14 ; Jacques 2/23).
Il est fondamental d'entretenir avec Dieu une relation de liberté respectueuse (2 Corinthiens 3/12-18).
Le pain quotidien.
En nous en tenant à ce texte, il faut bien admettre qu'il ne représente pas d'abord nos besoins personnels.
Le pain demandé concerne la nourriture à donner à celui qui est l'image du monde perdu.
Dieu donne de la semence au semeur et une langue exercée pour savoir soutenir ceux qui sont abattus (Ésaïe 50/4 ; 55/10).
En descendant à la conclusion que le Seigneur a lui-même donnée à son illustration, ce pain est l'image des ressources que donne le Saint Esprit (Luc 11/13).
Ce pain est quotidien pour nous indiquer que la vie spirituelle est un renouveau permanent.
Nous ne pouvons pas offrir du pain dur ou du pain rassis.
C'est pourquoi il faut prier sans cesse pour être disponible au moment opportun que l'Esprit choisira pour nous inspirer ou nous communiquer une révélation indispensable au service.
La prière apporte un équipement incomparable.
Celui qui prie reçoit la capacité de nourrir.
Le pain nourrit et, entre autres aptitudes données par l'Esprit, il y a celles qui consistent à exhorter, consoler, édifier.
Celui qui prophétise nourrit les autres de cette manière (1 Corinthiens 14/3).
Les dons de l'Esprit ne sont pas des jets de pierres qui ne seront d'ailleurs jamais changés en pains (Luc 4/3).
Celui qui prophétise ne lapide pas les autres, même si parfois il doit les reprendre.
Cependant, il ne s'agit pas de « jouer aux prophètes » en se livrant au jeu malsain de l'accusation permanente et de la culpabilisation à outrance.
Les paroles tenues dans une prophétie doivent être assez précises pour que, si elles s'adressent à quelqu'un en particulier, il puisse se reconnaître sans l'ombre d'un doute.
Sinon, vu la probabilité que quelqu'un soit toujours plus ou moins concerné, il y aura un trouble et non une édification.
D'une manière générale, le témoignage consiste à nourrir les autres.
Remarquons l'allusion faite à 3 pains.
Ce nombre peut rappeler que le Saint Esprit a 3 vertus majeures qui sont à la base de toute son action, car c'est un Esprit de force, d'amour et de sagesse (2 Timothée 1/7).
Il rappelle aussi que, traditionnellement, les dons spirituels énumérés dans 1 Corinthiens 12 sont classés en 3 catégories : les dons d'inspiration, de révélation et de puissance.
Celui qui prie reçoit la sagesse d'un comportement spirituel.
Considéré comme pur dans la mesure où il est doté de nageoires et d'écailles (Lévitique 11), le poisson ainsi équipé est capable de survivre dans l'eau, de s'y déplacer et de remonter les courants.
Il peut illustrer l'idée que le chrétien est revêtu de l'équipement divin grâce au Saint Esprit.
C'est sa protection (ses écailles) et son moyen de marcher selon Dieu (ses nageoires).
Il est ainsi rendu capable de vivre dans le monde sans participer à ses mauvaises œuvres.
Daniel et ses amis en sont un bon exemple.
Plongés dans « la dangereuse mer» de Babylone, ils y ont reçu le pouvoir divin d'y évoluer sans y faire naufrage par rapport à la foi.
Rappelons aussi que le mot « ICHTUS » est le terme grec qui signifie « POISSON. »
Il s'écrit avec les premières lettres de la phrase Yésous CHristos Théou Uios Sôter, ce qui signifie « Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur. »
Il n'a rien à voir avec le serpent que nous ne devons pas craindre de recevoir et qui représente plutôt la sagesse d'en bas qui est diabolique (Jacques 3/15).
Celui qui prie reçoit la capacité de communiquer la vie de Dieu.
Symbole de fécondité, l'œuf suggère l'idée que le Saint Esprit rend le témoignage fécond et fructueux.
D'abord dans le chrétien qui porte le fruit de l'Esprit dès que Christ, tel un œuf porteur de vie éternelle dont il est le germe, a été conçu en lui à la nouvelle naissance (Zacharie 6/12).
Ensuite autour de lui, car il est rendu capable de donner la vie à ceux qui meurent (2 Corinthiens 2/16).
Il n'a rien à voir avec le scorpion dont le dard communique la mort par le venin qu'il inocule.
L'aiguillon de la mort, c'est le péché (1 Corinthiens 15/56).
la qualité de la prière qui apporte l'Esprit et ses dons.
La prière qui permet de recevoir le Saint Esprit et ses dons est celle de la foi.
Galates 3/2 : Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ?… Celui qui vous accorde l'Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les œuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?
Demander une bonne chose ne peut pas se solder par la réception d'une mauvaise.
Demander au Père céleste le Saint Esprit ne peut pas se solder par la réception d'un démon.
IL EST DONC FONDAMENTAL DE CONTINUER DE DEMANDER LE SAINT ESPRIT À CE DIEU D'AMOUR.
SANS LUI ET SANS LES CAPACITES QU'IL ACCORDE, PERSONNE NE POURRA OFFRIR QUOIQUE CE SOIT DE VALABLE À CE MONDE QUI EST DANS LES TENEBRES SPIRITUELLES.
