Un texte de base.
De fausses notions sur la prière.
Pour beaucoup, la prière est un acte magique ou superstitieux.
Pour d'autres, elle est un acte religieux qui est accompli par devoir pour décharger la conscience.
Ce peut être aussi une récitation, un acte mécanique.
Citons aussi la prière marathon ou performance qui se vante d'avoir été longue, donc efficace( ? )
La véritable prière.
Philippiens 4/6 : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
« N'entretenez aucun souci. En toute situation, exposez vos besoins et vos souhaits à Dieu, en les lui faisant connaître dans vos prières. Intercédez avec confiance et sérieux, exposez vos requêtes avec précision, sans oublier d'exprimer aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera votre cœur et vos pensées, et les maintiendra dans la communion et sous la protection du Christ Jésus. » (Parole vivante)
Ce qui ressort de ce texte :
- Ce qui nuit à la paix, ce sont « le » et les soucis qui engendrent des inquiétudes.
- Ces inquiétudes viennent elles-mêmes des besoins.
- Le moyen de trouver la paix dans ce contexte incontournable est la prière.
- Cette paix surpasse toute intelligence.
- Ceci ne veut pas dire qu'elle soit le produit d'une attitude irréfléchie, déraisonnable ou inintelligente.
- Mais elle vient d'un miracle de Dieu suite à la foi de celui qui l'a prié.
- Cette paix surpasse toutes les facultés de perception de compréhension, de sentiment, de jugement, la faculté intellectuelle et la compréhension normalement sollicitées et concernées.
- Elle peut être assimilée au fruit de l'Esprit.
Nous allons revenir dans la suite sur les enseignements principaux de ce texte.
La prière qui apporte la paix n'est pas un palliatif ni une échappatoire.
La paix n'obéit pas qu'à la règle de la prière.
Elle est aussi le fruit d'autres comportements et si celui qui prie pour la recevoir ne s'y soumet pas, il sera déçu, car il ne pourra pas l'obtenir.
Voici quelques autres éléments desquels elle dépend et dont il ne s'agit pas de chercher à faire l'économie en les évitant.
Prendre ses responsabilités est une nécessité que la prière ne permettra pas de contourner, bien au contraire.
La paix avec Dieu.
La paix avec Dieu découle de la repentance, la conversion et la foi en Jésus qui conduisent au pardon des péchés.
Romains 5/1 : Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ,
« Si donc nous avons été déclarés justes devant Dieu en raison de notre foi, nous sommes en paix avec lui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ : jouissons de cette paix et gardons-la. » (Parole vivante)
Cette forme de paix est le fruit de la fin d'une attitude d'indifférence, de rébellion ou d'hostilité envers Dieu.
Elle est accordée par « le Prince de la paix. »
Éphésiens 2/17 : Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près…
Jean 14/27 : Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s'alarme point.
« Je pars, mais je vous laisse la paix, c'est ma paix que je vous donne. Ce cadeau n'a rien de commun avec ce que le monde peut donner, avec sa paix à lui. C'est pourquoi, cessez d'être inquiets et de vous laisser troubler. Bannissez toute crainte de vos cœurs. » (Parole vivante)
La paix de Dieu donnée par la présence du Dieu de paix.
Elle est le fruit d'une qualité de discipline et d'hygiène de vie spirituelle basée sur la recherche de ce qui est agréable à Dieu.
Philippiens 4/8 : Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.
« Enfin, mes frères, que tout ce qu'il y a de vrai, de noble, d'honorable, ce qui a une réelle valeur et qui est juste, pur et digne d'être aimé occupe vos pensées. Tendez vers tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite la louange. Bref, ce que vous avez appris et reçu de moi, mettez-le en pratique. Façonnez votre conduite d'après ce que vous m'avez entendu dire et vu faire. Alors le Dieu qui donne la paix sera avec vous. » (Parole vivante)
La paix doit être désirée.
Celui qui vit dans les conflits, dans un esprit de dispute permanent, dans le mécontentement chronique ne peut trouver la paix.
Jacques 3/14 : Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.
Ésaïe 59/8 : Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n'y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : quiconque y marche ne connaît point la paix. Non, la main de l'Éternel n'est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l'empêchent de vous écouter. Car vos mains sont souillées de sang, et vos doigts de crimes ; vos lèvres profèrent le mensonge, votre langue fait entendre l'iniquité. Nul ne se plaint avec justice, nul ne plaide avec droiture ; ils s'appuient sur des choses vaines et disent des faussetés, ils conçoivent le mal et enfantent le crime. Ils couvent des œufs de basilic, et ils tissent des toiles d'araignée. Celui qui mange de leurs œufs meurt ; et, si l'on en brise un, il sort une vipère. Leurs toiles ne servent point à faire un vêtement, et ils ne peuvent se couvrir de leur ouvrage ; leurs œuvres sont des œuvres d'iniquité, et les actes de violence sont dans leurs mains. Leurs pieds courent au mal, et ils ont hâte de répandre le sang innocent ; leurs pensées sont des pensées d'iniquité, le ravage et la ruine sont sur leur route. Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n'y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : quiconque y marche ne connaît point la paix. C'est pourquoi l'arrêt de délivrance est loin de nous, et le salut ne nous atteint pas ; nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, la clarté, et nous marchons dans l'obscurité. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d'un mur, nous tâtonnons comme ceux qui n'ont point d'yeux ; nous chancelons à midi comme de nuit, au milieu de l'abondance nous ressemblons à des morts. Nous grondons tous comme des ours, nous gémissons comme des colombes ; nous attendons la délivrance, et elle n'est pas là, le salut, et il est loin de nous.
Nous comprenons bien pourquoi ce même prophète a aussi enseigné la paix comme fruit du sacrifice du Messie qui viendrait.
Ésaïe 53/5 : Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
L'exemple cité par Paul est l'illustration de principe.
Philippiens 4/2 : Je prie Evodie et Syntyche de vivre en bonne intelligence, se rappelant qu'elles appartiennent au même Seigneur ; qu'elles travaillent ensemble à son service et sous son inspiration.
Jacques 3/18 : Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix.
La paix résultat de la fermeté.
Ésaïe 26/3 : À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi.
Si celui qui prie fait part d'instabilité chronique et de refus de prises de positons fermes et claires, il ne peut pas recevoir la paix de Dieu, quand bien même crierait-il à lui pour la recevoir, ou bien c'est qu'il se l'est fabriquée par un vain raisonnement artificiel et psychique.
La paix conséquence de la foi.
Psaume 4/8 : Je me couche et je m'endors en paix, car toi seul, ô Éternel ! Tu me donnes la sécurité dans ma demeure.
La paix ne peut pas faire l'économie de la foi et si celui qui prie ne fait pas confiance à celui qu'il invoque, sa prière risque d'être vaine et infructueuse.
Psaume 127/2 : En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, et mangez-vous le pain de douleur ; il en donne autant à ses bien-aimés pendant leur sommeil.
Principes de la prière qui apporte la paix.
C'est le passage qui a servi de référence de base qui va nous enseigner les grandes lignes des principes principaux qui opèrent dans « la prière qui apporte la paix. »
Le principe de la foi dans un Dieu de proximité.
Philippiens 4/4 : Réjouissez-vous en tout temps d'être dans la main du Seigneur et de tout ce qu'il est pour vous. Oui, je le répète, trouvez votre joie en lui. Soyez aimables et bons envers tous les hommes. Que tous soient obligés de reconnaître votre douceur et votre désintéressement. Rappelez-vous que le Seigneur est proche.
Ce Dieu qui est proche est aussi le Dieu de paix qui veut et qui peut procurer la paix.
Il convient de le croire avant de prier.
1 Timothée 2/2 : … afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.
2 Thessaloniciens 3/16 : Que le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix en tout temps, de toute manière ! Que le Seigneur soit avec vous tous !
Le principe de la prière réactive.
Philippiens 4/6 : N'entretenez aucun souci. En toute situation, exposez vos besoins et vos souhaits à Dieu, en les lui faisant connaître dans vos prières. Intercédez avec confiance et sérieux, exposez vos requêtes avec précision, sans oublier d'exprimer aussi votre reconnaissance.
Il serait naturel, voire légitime, de s'inquiéter quand les soucis sont là.
Prétendre le contraire serait irréaliste et Dieu ne demande pas de devenir insouciant.
Il serait également malsain de se réfugier dans un déni par rapport au réel, car la prière n'est pas une échappatoire artificielle.
Il propose la prière comme étant une réaction spontanée au raz-de-marée des inquiétudes qui viendraient vite nous submerger.
Cette prière doit devenir une sorte de réflexe, à l'exemple de celui de Daniel et de ses amis.
Daniel 2/28 : Mais il y a dans les cieux un Dieu qui révèle les secrets, et qui a fait connaître au roi Nebucadnetsar ce qui arrivera dans la suite des temps.
Daniel 2/17 : Ensuite Daniel alla dans sa maison, et il instruisit de cette affaire Hanania, Mischaël et Azaria, ses compagnons, les engageant à implorer la miséricorde du Dieu des cieux, afin qu'on ne fît pas périr Daniel et ses compagnons avec le reste des sages de Babylone. Alors le secret fut révélé à Daniel dans une vision pendant la nuit. Et Daniel bénit le Dieu des cieux.
Néhémie a réagi selon le même principe, alors que son cœur aurait pu s'angoisser.
Néhémie 2/4 : Et le roi me dit : Que demandes-tu ? Je priai le Dieu des cieux, et je répondis au roi : Si le roi le trouve bon, et si ton serviteur lui est agréable, envoie-moi en Juda, vers la ville des sépulcres de mes pères, pour que je la rebâtisse.
Le principe de l'universalité de la prière.
Il est enseigné de faire connaître à Dieu tous nos besoins, ce qui exclut toute restriction à l'égard de ce dont il pourrait lui être confié.
Philippiens 4/6 : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Psaume 38/10 : Seigneur ! Tous mes désirs sont devant toi, et mes soupirs ne te sont point cachés.
Le principe de la soumission et de la consultation.
Faire connaître à Dieu quels sont nos besoins ne signifie pas que nous lui donnions une information qu'il ignorerait ou bien que nous lui envoyions une sorte de commande.
En réalité, faire connaître a le sens de soumettre les dits besoins afin de recevoir le conseil de Dieu à leur égard.
Lui seul connaît nos besoins et lorsque nous le prions avec un esprit de consultation, le Saint Esprit et la Parole de Dieu que nous méditons tout en priant (important ! ) aident à faire un tri entre ce dont nous croyons avoir besoin, ce dont nous avons vraiment besoin.
Il peut aussi arriver qu'un besoin ignoré de nous mais connu de Dieu nous soit révélé.
Luc 10/41 : Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.
Marthe, dans cette pensée, a été exaucée, mais pas à sa manière…
Entre sa requête et la réponse, il y a eu une différence (lire ce qu'avait été sa prière…).
Nos besoins qui nous semblent les plus urgents ne le sont pas toujours, mais s'ils le sont vraiment, la prière nous aidera à ne pas paniquer devant eux.
2 Chroniques 20/12 : O notre Dieu, n'exerceras-tu pas tes jugements sur eux ? Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s'avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi.
Dans ce sens, la prière est une attitude de foi et non un flot de paroles.
Matthieu 6/7 : En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
La prière n'est pas un moyen de pression ou de chantage qu'il faudrait exercer sur Dieu afin de la convaincre et de le persuader qu'il y a des choses dont nous avons besoin.
C'est bien plutôt le contraire dans la mesure où par la prière qui consulte le Seigneur, c'est lui qui nous montre de quoi nous avons besoin afin qu'ainsi éclairés sur sa volonté, nous puissions prier selon ce qu'elle est afin d'être sûrs d'être exaucés.
(Revoir dans la prédication « la prière qui apporte la guérison » le paragraphe sur la prière qui agit sur celui qui prie, le 9 juillet 2002)
1 Jean 5/14 : Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée.
« C'est pourquoi nous pouvons nous approcher de Dieu avec une joyeuse assurance, nous sommes certains que, si nous demandons ce qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, nous avons en même temps la certitude que l'objet de nos demandes, quel qu'il soit, nous est déjà acquis. » (Parole vivante)
Ce point est absolument à intégrer à la réflexion sur la sorte de prière qui porte la paix.
Matthieu 6/30 : Si Dieu habille avec tant d'élégance la petite plante champêtre qui est là aujourd'hui et demain déjà sera jetée au feu, à combien plus forte raison s'occupera-t-il de votre habillement. Ah, votre foi est encore bien petite ! Bannissez donc toute inquiétude et ne dites pas : "Que mangerons-nous ? Ou: Que boirons-nous ? Avec quoi nous habillerons-nous ? Ce sont les gens de ce monde qui ont sans cesse de tels soucis. Mais vous, vous avez au ciel un Père qui sait bien que vous avez besoin de tout cela. Préoccupez-vous donc en premier lieu du Règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux, alors tout le reste vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous mettez pas en souci pour le lendemain ; il vous apportera ses propres soucis et ses solutions. A chaque jour, sa peine. Vous avez suffisamment à porter avec celle d'aujourd'hui. Ne vous posez pas en juges d'autrui, pour ne pas être mis vous-mêmes en jugement. (Parole vivante)
Le principe des accents et intonations de la demande.
Philippiens 4/6 : Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
- La prière qui apporte la paix est « une prière », c'est-à-dire une demande.
- C'est aussi une supplication dans le sens où elle exprime la conscience d'un réel besoin et du désir sincère de recevoir de Dieu la réponse, sachant que l'homme qui prie est dans une totale dépendance de lui.
- C'est enfin « avec actions de grâces » (en grec, eucharistia) que celui qui prie s'adresse au Seigneur.
Cette action de grâce est un remerciement et elle permet à la supplication de ne pas être un élan de désespoir.
Bien au contraire, celui qui rend grâces dit à Dieu qu'il le remercie de l'aimer, de l'écouter, de pouvoir l'exaucer et de ne vouloir à son égard que de bonnes choses.
Sans cet accent, il serait impossible de recevoir la paix en retour et après avoir prié.
Celui qui se relève avec doutes et murmures après avoir prié, en fait n'a pas réellement prié et il ne peut pas s'attendre à trouver la paix.
Cette paix ne vient pas de l'exaucement obtenu, car parfois il faudra encore l'attendre, mais de la certitude que Dieu a tout entendu, qu'il connaît et qu'il pourvoit avec fidélité aux besoins de ses enfants.
Ceci est déjà une réponse et un exaucement.
Trois exemples.
Anne.
1 Samuel 1/18 : Elle dit : Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Et cette femme s'en alla. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même.
Ézéchias.
2 Rois 19/20 : Alors Ésaïe, fils d'Amots, envoya dire à ézéchias : Ainsi parle l'Éternel, le Dieu d'Israël : J'ai entendu la prière que tu m'as adressée au sujet de Sanchérib, roi d'Assyrie.
Josias.
2 Rois 22/19 : Parce que ton cœur a été touché, parce que tu t'es humilié devant l'Éternel en entendant ce que j'ai prononcé contre ce lieu et contre ses habitants, qui seront un objet d'épouvante et de malédiction, et parce que tu as déchiré tes vêtements et que tu as pleuré devant moi, moi aussi, j'ai entendu, dit l'Éternel.
la nature de la paix apportée.
C'est la « paix de Dieu ».
Elle n'est ni le fruit de l'autosuggestion, ni celui d'un raisonnement ou d'une déduction intellectuelle.
Elle surpasse les seules capacités de l'intelligence.
Philippiens 4/7 : Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
« Alors la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera votre cœur et vos pensées, et les maintiendra dans la communion et sous la protection du Christ Jésus. » (Parole vivante)
Quand elle découle de la prière, elle est protectrice et elle « garde » le cœur et les pensées, comme le ferait une garnison de soldats protégeant une ville de toute invasion étrangère.
Elle est appelée à être entretenue.
Philippiens 4/8 : Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.
Elle est destinée à être conservée.
Colossiens 3/15 : Et que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans vos cœurs. Et soyez reconnaissants.
« Laissez régner souverainement dans vos cœurs la paix instaurée par le Christ. Qu'elle gouverne toutes vos décisions. Souvenez-vous-en : membres d'un même corps, vous êtes appelés à vivre dans l'harmonie. Apprenez enfin à vous montrer reconnaissants. » (Parole vivante)
Le verbe « régner » signifie littéralement « siéger en arbitre ».
Celui qui a appris à faire la différence entre « la paix de Dieu », celle du monde et celle que l'on pourrait parfois se fabriquer soi-même a appris quelque chose de fondamental qui lui permettra de discerner la volonté de Dieu.
En effet, la paix sert d'arbitre intérieur lorsque, après avoir prié dans un esprit de consultation, elle vient donner le critère et le repère indispensables pour savoir ce qui plaît à Dieu.
Cette paix qui dépasse tout raisonnement en lui étant supérieure permet de trancher et de décider dans le sens de la volonté de Dieu.
Elle est destinée à être communiquée.
Matthieu 5/9 : Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !
2 Corinthiens 13/11 : Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d'amour et de paix sera avec vous.
1 Thessaloniciens 5/13 : Ayez pour eux beaucoup d'affection, à cause de leur œuvre. Soyez en paix entre vous.
Ce qui est reçu est destiné à être partagé.
Ce principe concerne la paix comme bien d'autres choses.
Il se pourrait que, suite à cet enseignement, notre approche de la prière soit transformée ainsi que sa pratique, après avoir appris à faire la différence entre « prier » et « faire des prières ».
