Psaume 31/16 : Mes destinées sont dans ta main ; délivre-moi de mes ennemis et de mes persécuteurs !
La raison d'être de ce sujet.
2 Pierre 2/19 : chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui.
Qui dit besoin de libération dit nécessité d'être affranchi d'un esclavage.
L'homme vit souvent comme un être assujetti à bien des contraintes et Dieu veut pour lui la liberté et l'affranchissement.
Cette libération apportée par le Seigneur est bien plus qu'un soulagement, qu'une rémission, qu'un répit ou le fait de prendre du recul.
C'est un véritable miracle opéré par sa puissance et qui durera aussi longtemps que celui qui l'a reçu demeurera dans les conditions qui lui ont permis de le recevoir.
1 Corinthiens 6/12 : je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.
Jean 8/36 : Si donc c'est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment des hommes libres.
Même si les situations continuent à être lourdes, il est possible qu'elles ne puissent plus hypothéquer la vie intérieure de l'enfant de Dieu.
« Il est libéré » dans la mesure où il n'est plus écrasé par ce qu'il vit et qui n'est plus un fardeau pesant au point d'être devenu insupportable.
Cette expérience peut et doit faire l'objet d'une prière à Dieu.
Pour cela, identifions la nature de la libération dont nous avons besoin.
Les domaines concernés.
Ils vont du mental et du psychique à celui qui est spirituel en passant par tous les compartiments qui font l'homme, sa vie, son parcours, son histoire.
Le monde des émotions, des frustrations, des souvenirs angoissants et oppressants est vaste, sans oublier celui de la nature humaine qui est portée vers le péché.
Il ne faut pas non plus occulter ce qui touche aux traits de caractère qui peuvent exercer de véritables contraintes dont on aimerait être libéré.
Quelques témoignages bibliques qui justifient ce constat.
Jean 8/34 : En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché.
Genèse 4/13 : Caïn dit au Seigneur : ma peine est trop lourde à porter.
Psaume 51/3 : Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi.
1 Rois 17/18 : Cette femme dit alors à Élie : Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils ?
Psaume 55/2 : Écoute-moi, et réponds-moi ! J'erre çà et là dans mon chagrin et je m'agite.
Romains 7/24 : Quel déchirement terrible ! Infortuné que je suis ! Qui me libérera de l'emprise de ma nature pécheresse ? Qui affranchira mon corps de l'esclavage des mauvais instincts ?
Nous constatons que ces témoignages concernent la nature humaine et ses tendances, la culpabilité, les blessures qui ressurgissent sans cesse d'une manière lancinante, les situations qui engendrent un état de chagrin, de regret, d'amertume…
La prière qui apporte la libération agit avec d'autres moyens que Dieu propose.
Comme nous l'avons déjà souligné dans les sujets précédents, la prière est à inclure dans un ensemble de moyens spirituels qui font partie des moyens que Dieu propose à l'homme au travers du salut qui est en Jésus-Christ.
Citons ce qui procure à l'homme la liberté que l'Évangile propose.
Le sang de Jésus affranchit de la condamnation, la Parole de Dieu sanctifie celui qui se soumet à son action, le Saint Esprit a la puissance de libérer.
1 Jean 5/6 : C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l'eau et du sang ; non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang ; et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage : l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord.
« C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu avec de l'eau et du sang, non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang ; et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité. Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel : le Père, la Parole et l'Esprit-Saint. Et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre l'Esprit, l'eau et le sang, et les trois sont d'accord. » (Bible à la Colombe).
(voir la série d'enseignements donnée en janvier et février 2001 sur le thème « l'Esprit, l'eau et le sang »)
1 Jean 1/7 : Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.
Jean 17/17 : Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité.
Romains 8/6 : Avoir les tendances de la chair, c'est la mort ; avoir celles de l'Esprit, c'est la vie et la paix. Pour vous, vous n'êtes plus sous l'emprise de la chair, mais sous celle de l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
Romains 8/13 : Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez.
La prière est cependant indispensable.
D'abord, elle permet aux moyens cités d'être efficaces, car c'est quand celui qui croit en Jésus, qui médite la Parole de Dieu et qui désire l'action du Saint Esprit prie que ces éléments agissent en lui.
Ensuite, elle a en elle-même une efficacité en vue de la libération.
Psaume 34/5 : J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu ; Il m'a délivré de toutes mes frayeurs. Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte.
Luc 9/29 : Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.
Attention aux vaines prières.
Ce n'est pas parce que l'on pense que l'on prie en vain que c'est en vain qu'on le fait.
Psaume 73/13 : C'est donc en vain que j'ai purifié mon cœur, et que j'ai lavé mes mains dans l'innocence.
Malachie 3/13 : Vos paroles sont rudes contre moi, dit l'Éternel. Et vous dites : qu'avons-nous dit contre toi ? Vous avez dit : c'est en vain que l'on sert Dieu ; qu'avons-nous gagné à observer ses préceptes, et à marcher avec tristesse à cause de l'Éternel des armées ?
Ce sentiment peut être trompeur quand il ne s'appuie que sur des états d'âme ou qu'il est inspiré uniquement par des impressions et de l'ignorance.
Cependant, la vaine prière existe.
Ésaïe 58/3 : Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas ? De mortifier notre âme, si tu n'y as point égard ? Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, et vous traitez durement tous vos mercenaires. Voici, vous jeûnez pour disputer et vous quereller, pour frapper méchamment du poing ; vous ne jeûnez pas comme le veut ce jour, pour que votre voix soit entendue en haut.
Quand la prière est associée à de mauvaises actions, quand elle n'est accompagnée d'aucune repentance ni remise en question, elle n'est pas entendue par Dieu, car elle ne lui est pas agréable.
La suite du passage montre quel état d'esprit doit animer celui qui veut prier avec efficacité.
S'il le fait, la prière lui apportera une libération.
Ésaïe 58/8 : Alors ta lumière poindra comme l'aurore, et ta guérison germera promptement ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de l'Éternel t'accompagnera. Alors tu appelleras, et l'Éternel répondra ; tu crieras, et il dira : me voici ! Si tu éloignes du milieu de toi le joug, les gestes menaçants et les discours injurieux.
Matthieu 15/9 : C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes.
Matthieu 6/7 : En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Matthieu 6/16 : Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste, comme les hypocrites, qui se rendent le visage tout défait, pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
La prière qui apporte la libération n'est pas une échappatoire.
Prendre ses responsabilités et les assumer est une nécessité que la prière ne permettra pas de contourner, bien au contraire.
Il serait également malsain de se réfugier dans un déni par rapport au réel, car la prière n'est pas une échappatoire artificielle.
Prier, même avec actions de grâces, ce n'est pas refuser de voir les réalités en les niant contre toute évidence.
Bien au contraire, prier, c'est admettre une réalité parfois douloureuse et grave et la confier à Dieu avec foi.
2 Chroniques 20/12 : O notre Dieu, nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s'avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi.
Le comportement de Saül est là pour confirmer que la prière qui apaise pour un temps ne peut avoir qu'un effet provisoire et éphémère, surtout quand c'est celle d'un autre !
1 Samuel 16/14 : L'esprit de l'Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l'Éternel. Que notre seigneur parle ! Tes serviteurs sont devant toi. Ils chercheront un homme qui sache jouer de la harpe ; et, quand le mauvais esprit de Dieu sera sur toi, il jouera de sa main, et tu seras soulagé.
1 Samuel 16/23 : Et lorsque l'esprit de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et jouait de sa main ; Saül respirait alors plus à l'aise et se trouvait soulagé, et le mauvais esprit se retirait de lui.
Mais la suite montre que ce mauvais esprit que Dieu avait autorisé à tourmenter Saül à cause de sa désobéissance, c'est le sens du texte, provoquait de nouvelles crises et la violence reprenait le dessus.
1 Samuel 18/10 (lire aussi 19/9) : Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main.
Il ne faut pas confondre « refuge » avec « échappatoire ».
Une échappatoire est un moyen illusoire duquel il est attendu qu'il procure une solution.
Les synonymes en sont dérobade, faux-fuyant, pirouette, subterfuge.
Psaume 139/7 : Où irais-je loin de ton esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille habiter à l'extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis : au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi ; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière.
Pour certains, prier est une échappatoire, mais s'il faut mettre en ordre une situation ou régler un problème, cette conception s'avèrera vaine et trompeuse.
Il ne faut pas penser que, parce que l'on a prié, tout est en règle avec Dieu et qu'il est satisfait.
C'est insuffisant et équivalent à une croyance superstitieuse et magique.
1 Rois 1/50 : Adonija eut peur de Salomon ; il se leva aussi, s'en alla, et saisit les cornes de l'autel. On vint dire à Salomon : voici, Adonija a peur du roi Salomon, et il a saisi les cornes de l'autel, en disant : que le roi Salomon me jure aujourd'hui qu'il ne fera point mourir son serviteur par l'épée ! Salomon dit : s'il se montre un honnête homme, il ne tombera pas à terre un de ses cheveux ; mais s'il se trouve en lui de la méchanceté, il mourra.
Un refuge, au contraire, est un lieu où l'on se retire pour se mettre en sécurité d'une manière certaine.
Psaume 73/28 : Pour moi, m'approcher de Dieu, c'est mon bien : Je place mon refuge dans le Seigneur, l'Éternel, Afin de raconter toutes tes œuvres.
Actes 7/59 : Et ils lapidaient Etienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit !
Éphésiens 6/18 : Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications…
« Demeurez en communion avec l'Esprit par une prière persévérante, car l'efficacité de ces armes dépend d'une intercession qui ne se relâche point. Restez donc alertes et vigilants, attentifs aux occasions favorables, remplis de l'Esprit, plaidant avec une insistance infatigable pour tout ce qu'il vous aura mis à cœur. Occupez vos veilles à crier à Dieu, à intercéder pour ses serviteurs. » (Parole vivante)
Il fallait souligner ces choses.
En effet, comment vivre une prière qui libère si l'on n'est pas d'abord dans les conditions de base.
Reconnaître que nous devons prier de telles prières.
Des empêchements peuvent exister.
Enfermés dans l'orgueil, la haute opinion de soi ou dans des clichés « évangéliques » irréels et « très spirituels ( ! ) », certains pensent que cet enseignement ne les concerne pas.
Ils ont tort et ils ne feront pas de plus grands progrès.
Ils vivront et prieront sans vivre la puissance libératrice de la prière, et pourtant, ils en ont besoin.
Leur attitude peut dénoter un sentiment de culpabilité inaccepté et inavoué afin d'avoir à éviter de se repentir et de se remettre en question.
Il y a aussi la crainte et l'incrédulité, la fausse pensée mensongère qui consisterait à supposer que Dieu ne puisse pas entendre certains besoins.
Certains ont de Dieu une telle image qu'ils supposent sans cesse de lui qu'il est préoccupé essentiellement par le désir de châtier.
1 Jean 4/18 : La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier.
« Dans un véritable amour, il n'y a pas de place pour la crainte, car l'amour vrai chasse toute trace de crainte. En effet, la crainte suppose l'idée d'une culpabilité et la perspective d'un châtiment. Celui qui vit dans la peur (du jugement) montre par là que l'amour n'a pas encore atteint en lui son parfait développement. Quant à nous, nous aimons parce que Dieu nous a aimés le premier. » (Parole vivante)
Une nécessité indispensable.
Pour pouvoir prier la prière qui apporte la libération, il est nécessaire de se soumettre à des principes spirituels.
Nous n'en mentionnerons qu'un dans ce message, les autres seront considérés dans le prochain.
La foi dans l'amour de Dieu.
1 Jean 4/16 : Pour nous, nous avons appris à connaître l'amour que Dieu nous porte et nous y avons cru. Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. (Parole vivante)
Pour prier la prière qui apporte la libération, il est important de croire dans l'amour divin.
La preuve de cet amour a été manifestée à la croix.
Avant de dresser une liste des besoins de libération, certains sont tellement intimes qu'ils porteraient celui qui les a à vouloir les cacher.
Il peut être bloqué dans la honte ou le refoulement.
Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de s'imprégner avec foi de la conviction que Dieu est amour et qu'il est capable d'entendre n'importe quelle confession qui lui serait apportée.
S'enfermer dans le silence ne ferait que rendre la souffrance encore plus vive.
Psaume 32/3 : Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée.
Psaume 39/3 : Je suis resté muet, dans le silence ; Je me suis tu, quoique malheureux ; et ma douleur n'était pas moins vive.
Psaume 32/5 : Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; j'ai dit : j'avouerai mes transgressions à l'Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché. Pause. Qu'ainsi tout homme pieux te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, elles ne l'atteindront nullement.
La pause peut se comprendre comme étant cet apaisement et cette libération tant attendus.
Mise en pratique importante.
- Présenter verbalement à Dieu dans la prière ce qui pourrait être notre situation personnelle et précise dont le poids oppresse.
- Lui demander qu'il intervienne en vue de la libération qui consistera à ne plus vivre avec ce sentiment d'écrasement.
- Persévérer dans cette prière et se souvenir que Paul « a prié trois fois » pour que sa situation puisse être vécue avec la grâce de Dieu.
À partir de ce moment, alors que les faits étaient toujours là, ils n'étaient plus un poids difficile à porter, voire impossible.
Paul était libéré.
2 Corinthiens 12/8 : Trois fois j'ai prié le Seigneur de l'éloigner de moi, et il m'a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort.
Si besoin est, il est possible d'écrire ci-dessous ce qui est l'objet de notre besoin de libération.
