Un monde malade
Par Paul Ettori  |  Lu 2504 fois
       
 
Notre société aseptisée est malade, mais veut-elle le reconnaître ? N'a-t-elle pas ses contradictions, à la façon de Jean-Jacques Rousseau ? Le philosophe ose écrire un traité d'éducation (Émile, roman pédagogique, 1762), alors qu'il abandonne ses cinq enfants à l'Assistance Publique.
Les "médecins" de la planète savent eux, qu'elle est souffrante. Accourus à son chevet pour prendre son pouls, tous ces spécialistes -politiques, économistes, écologistes, psy- cherchent ensemble des solutions à l'échelle mondiale.
S'il était notre contemporain, le prophète Ésaïe se lèverait pour nous apostropher, comme il le fit avec sa génération : "Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d'iniquités… La tête entière est malade. Tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu'à la tête, rien n'est en bon état" (Ésaïe 1.4-66).
 

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