Révolution ou réforme ?
Par Philippe Joret  |  4 commentaires  |  Lu 1414 fois
       
 
Quand j'étais jeune, j'étais un révolutionnaire brûlant du feu de l'idéalisme et persuadé que le monde pouvait changer.
C'est une désillusion difficile à accepter quand on réalise que l'on n'arrive pas à se changer soi-même et que ce qui est en soi est à l'image de « ce monde pourri », que l'on voudrait justement tellement changer…..
Dans ma vie chrétienne, il y a des moments où j'ai voulu cette révolution dans l'église. Voir l'église glorieuse, le Réveil, la restauration radicale etc.
Puis, peu à peu j'ai constaté que des gens moins radicaux obtenaient des changements plus profonds et plus durables que ceux que nous déclarions dans nos moments de grand enthousiasme spirituel. J'ai été amené à changer mon approche et à passer d'une perspective de révolution à celle d'une réforme.
Révolutionnaire vs réformateur
Le révolutionnaire attend toujours l'idéal, le réformateur fait un petit pas régulier vers cet idéal. Le révolutionnaire est prêt à bombarder ce qu'il a bâti hier, si ce n'est pas assez radical aujourd'hui. Le réformateur progresse en sachant qu'il reste tant à faire, mais en mesurant les pas accomplis de façon positive. Le révolutionnaire a « la rage » de son idéal non accompli, le réformateur est réconcilié avec la réalité.
Le révolutionnaire ne se contente pas de mesures partielles, alors que le réformateur ne procède que par des mesures partielles. Après plusieurs décennies dans le ministère, j'ai choisi mon camp. Je ne suis pas dans le statu quo, mais je ne suis pas dans la révolution. Mon approche est celle de la réforme. Peut être avez-vous fait un choix différent, mais la question reste ouverte.
A ceux qui ont été blessés par l'église et sont sans église…
Je voudrais dire, ce n'est pas fini. Peut-être avez-vous eu mal et avez-vous été désillusionné. Mais ce n'est pas fini ! Vous vous êtes mis à part depuis des mois ou des années, mais sachez que l'Eglise a bougé depuis. Peut être allez-vous vous-même être déphasé, alors que vous lui reprochiez d'être un peu trop statique. Quoi qu'il en soit, vous avez pu voir le fond de votre cœur avec humilité et sachez qu'il en est de même pour ceux qui ont continué leur marche dans l'église. Je veux vous inviter à considérer la possibilité de revenir au sein d'une église locale, non pour y chercher le passé, mais pour y trouver un avenir.
 

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Vos commentaires (4)

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Posté le 10 Novembre 2009 à 13h55
ça me rappelle un chant de Kirk Franklin "Do you want a revolution,o-o-o-."Dieu est celui qui apporte la révolution.
 
Posté le 14 Juillet 2009 à 09h35
J'étais un révolutionnaire et j'avais toujours des frustrations par rapport à la non-réalisation de mes idées... Mais je crois que je suis devenu un reformateur (grâce à Jésus), car je suis devenu moins "rageux" (la seul rage que j'ai actuellement est celle de servir Jésus et d'attaquer Satan, grâce à mon Amour pour Jésus et l'Amour de Jésus pour moi) et je procède par des mesures partielles, alors qu'avant je ne me contentais pas de mesures partielles car je voulais tellement que le monde change (j'étais aussi idéaliste) et c'était avant ma conversion. Je veux continuer à murir et m'humilier de plus en plus devant Toi, mon Dieu. Aide moi, guide moi, utilise moi. Au nom de Jésus, Amen!
 
Posté le 17 Mars 2009 à 15h28
Dans l'humilité les vrais serviteurs de Dieu glorifient le Nom de Celui qu'ils servent. Que Dieu te bénisse Philipe, tu nous enseigne à revoir notre manière de communiquer la mission de l'Eglise et aussi de communiquer la foi et l'espoir à d'autres!
 
Posté le 13 Mars 2009 à 10h55
Moi aussi, Pasteur, je suis passée par ce stade et comme vous, j'ai mûri : il est réconfortant de savoir que d'autres ont aussi fait la même expérience.