"On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : Rachel pleure ses enfants, et n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus."
Matthieu 2.18La perte d'un être cher est toujours un drame et un terrible sujet de chagrin ; j'ai personnellement connu des femmes que le chagrin a entraînées dans la tombe bien avant l'heure. Certains se risquent à classifier le deuil en fonction de la personne disparue (un mari, une épouse, un parent, un enfant etc.) ou bien en fonction de l'âge du défunt ; en tout cas le chagrin, c'est le chagrin, et il ne s'arrête jamais à ce genre de considérations !
La consolation qui vient de Jésus n'est pas une trahison, mais une délivrance, une bénédiction, un nouveau départ...
Ce qui m'interpelle chez Rachel, comme chez bien des personnes, c'est sa conception erronée de la consolation. Elle ne veut pas de consolation, par crainte de trahir la personne défunte ; en quelque sorte de ne plus l'aimer comme elle devrait être aimée ! La consolation qui vient de Dieu, qui sort de l'Évangile, n'est jamais à envisager sous cet angle bien trop limité.
Vous avez besoin de consolation ; vous avez assez pleuré ; désormais acceptez la consolation miraculeuse que l'Évangile vous apporte par Jésus ; comprenez qu'en rien la mémoire de cet être cher n'en pâtira, que la consolation divine n'est jamais synonyme d'oubli, bien au contraire, mais que vous avez le droit de vivre normalement.
Le cas de Rachel est étonnant ; il n'est jamais dit qu'elle ne pouvait pas être consolée, mais qu'elle n'a pas voulu ! Et vous ? Dieu sait que vous ne pouvez pas vivre bien, aller bien, avoir des projets productifs, vous occuper des autres utilement avec du chagrin dans le cœur et dans l'âme ; alors, partout dans l'Évangile, il nous est laissé des traces de ce que fait Jésus à ce niveau ! Définitivement non, la consolation qui vient de Jésus n'est pas une trahison, mais une délivrance, une bénédiction, un nouveau départ, une chance qu'il vaut la peine de saisir, une grâce !
Une décision pour aujourd'hui
Seigneur, tu vois ma peine et mon chagrin immense ; je veux me laisser interpeller par ton Évangile et te demander, Jésus, de consoler mon cœur et de me sortir de ces ténèbres-là par ta miraculeuse consolation. Amen.
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