
Nouvellement marié, le pasteur Israël et son épouse Marjorie Juste ont récemment été installés à l’Église Chrétienne d’Ahuntsic (Montréal, Québec) afin de poursuivre l’œuvre de leur prédécesseur, le pasteur Michel Turgeon. Israël Fontaine a fait un certificat à l’Institut Biblique du Québec, un Baccalauréat en Théologie à la Faculté de Théologie Évangélique (Université Acadia) ainsi qu’une maîtrise en Théologie Sacré à l’Université McGill. Son souhait le plus ardent est de voir des croyants développer un profond respect et une soif inaltérable pour l’étude de la Parole de Dieu dans une attitude d’attente et d’ouverture à la puissance de l’Esprit.
Il est évident que la théologie évangélique, en tant que science modeste, libre, critique et joyeuse du Dieu de l’Evangile ne peut exister elle aussi que dans la zone du pouvoir exercé par l’Esprit ; autrement dit, elle ne peut être possible et réelle que dans la mesure où elle est une théologie « pneumatique » … Le Saint-Esprit est pour la communauté comme pour la théologie, qui en a constamment et absolument besoin, la puissance de vie qui exerce librement sa miséricorde. Ici encore, c’est lui-même et lui seul qui peut aider une théologie qui en est privé : en la rendant à chaque pas consciente de l’indigence de ses propres prémisses — pour redevenir présent et agissant là, et uniquement là, où l’on soupire après lui, où on l’appelle et le prie : Veni, creator Spiritus! « Viens, Esprit de lumière et de vie! » Même la meilleure théologie qui soit ne peut être davantage que cette prière prenant la forme d’un travail sérieux et persévérant. Elle ne saurait finalement qu’être dans la situation de l’un de ces enfants dont parle l’Evangile, qui n’ont ni pain ni poisson, mais qui ont un père, lequel possède l’un et l’autre et les leur donnera s’ils les lui demandent. La théologie est riche dans cette absence radicale de toute présupposition, qui la caractérise : riche, portée, et tenue parce qu’elle saisit, pour s’y accrocher sans aucun scepticisme et sans la moindre présomption, la promesse selon laquelle « l’Esprit » — et non pas elle-même — « sonde toutes choses, même les profondeurs de Dieu ». (Karl Barth, Introduction à la Théologie Évangélique, Genève, Labor et Fides, 1962, p.47, 49s)